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Les premières traces de peuplements et d'activités Entre Scorff et Blavet
Un biface moustérien a été découvert près de la Zone Industrielle de Bellevue. Cet outil est témoin de l’époque très ancienne du Paléolithique moyen (100 000 à 50 000 ans avant JC).
Aux IIème et IIIème siècles, les romains et gallo-romains séjournent sur notre commune, proche de la voie romaine Hennebont - Pont-Scorff.
Au Moyen-Age, outre la pêche, une agriculture en autarcie s’y développe. C’est le commencement des grands défrichements.
Sous l’Ancien Régime, les villages structurés autour de la paroisse de Caudan comptent 11 frairies, dont 6 en terres lanestériennes : Les Deux-Ponts, Penhoret, Kerguillé, Pendreff, Kerbeban, Locmaria.
XVIIIème - XXème siècle Le temps des mutations
La Compagnie des Indes Orientales est reprise par la Marine Royale en 1790. C’est une décision fondamentale pour l’avenir de la Rade de Lorient et des rives du Scorff. De 1847 à 1852, la marine en rade de Lorient est en plein essor et voit la construction sur le Scorff du Parc à Bois de St Isidore, pour conserver les bois et les rendre imputrescibles (vestiges visibles à marée basse).
Les ponts sur le Scorff et le Blavet se substituent aux bacs des passeurs. 1907 voit la constitution des paroisses de St Joseph du Plessis et Notre-Dame-du-Pont, qui se séparent de Caudan. 1909, c’est la création de la Commune de Lanester, fille de l’Arsenal.
Entre 1909 et 1939, Lanester connaît une certaine évolution, sans modification sensible des structures de la commune.
La période 1939-1945 est douloureuse pour les lanestériens contraints à l’exil. Le recensement approximatif effectué en février 1945 fait état de la présence de 185 civils seulement à Lanester. La ville est sérieusement endommagée par les bombardements : 77 % des bâtiments sont détruits ou abîmés.
Puis, vient l’heure de la reconstruction et des grandes mutations. La ville voit sa démographie subir une forte hausse. En effet, on dénombre 14 000 lanestériens, en 1958. Dans les années 1980, un nouveau centre-ville est créé, conforté par la construction d’un nouvel Hôtel de Ville en 1992. Patrimoine archéologique et religieux
Locunel. La chapelle, reconstruite au XVIIIème et restaurée en 1960, conserve une statue de Sainte Anne en bois polychrome et un monolithe blanchi à la chaux utilisé comme bénitier.
Le Resto. La Chapelle St Yves du Resto, reconstruite après la guerre de 1939-45, présente quelques statues remarquables et un ensemble d’objets de culte découverts sous la crypte bombardée.
St Guénhaël, vénéré des gens de mer. La Chapelle romane du XIème, restaurée au XVème et au XXème siècle, témoin de ce domaine prieural, abrite deux statues du Saint et deux ex-votos. Demeures seigneuriales
Lanester compte quelques Manoirs, sous l’appellation locale de châteaux dont : Kervelean (XVIIIème) : Maison bourgeoise et fontaine surmontée d’un édicule.
Château du Plessis (XVème) dont il reste les vestiges du pigeonnier du château, visible dans le parc arboré du Plessis.
Le Mané (attesté au XVIIème siècle).
Pendreff en Caudan (XVème – XVIIIème ), connu sous le nom de Château du Diable (site enclavé dans l’agglomération lanestérienne).
Sites historiques
Sans compter le petit patrimoine, dont un inventaire reste à réaliser,voici quelques sites témoins de l'histoire de la commune.
Les vestiges des remparts de Kerhono sont une construction de 1746 destinée à assurer la défense militaire de la rive gauche du Scorff.
Le Viaduc Ferroviaire : franchissant le Scorff, il s’agit d’un ouvrage conçu par Gustave Eiffel, inauguré par Napoléon III en 1862. Sa reconstruction en 2002 a entraîné la disparition de sa passerelle piétonne (1911) devenue libre de péages depuis le 1er mai 1918 par décision du Conseil Municipal. C’était un lieu emblématique, souvent choisi par les lanestériens pour leurs photos de famille.
Le Parc à bois de Saint Isidore (1847-1852) construit par la marine pour conserver les bois et les rendre imputrescible, ses vestiges sont toujours visibles à marée basse sur le Scorff.
Keraliguen (1857), ancienne métairie transformée en 1917 en laiterie et fromagerie, est devenue aujourd’hui une Maison de convalescence.
Le Site de Kerhervy abrite un cimetière de bateaux où reposent notamment des thoniers. Un théâtre de Plein Air, lieu d’animation culturelle, y a été aménagé par la commune.
Les Poteries de la Manufacture du Rohu (1879-1919), créée par Ladislas Graindorge qui travaillait avec le sculpteur Auguste Nayel. Quelques bas-reliefs et statuettes sont visibles au Musée de Bretagne à Rennes. Les emblèmes
Le blason
Les armoiries de Lanester ont été présentées en 1974 : la commune de Lanester s’enfonce telle un coin dans l’océan, qui se divise de chaque côté de la terre pour faire figurer les rivières du Scorff et du Blavet. L’appartenance bretonne est symbolisée par les hermines. Le logo
Ses couleurs bleue, verte et rouge évoquent respectivement l’ouverture maritime de la cité, son côté « ville verte » et son urbanité. Les formes élancées bleues rappellent le Scorff et le Blavet, et définissent le « L » de Lanester. Le point rouge, symbolise l’ouverture de la ville vers l’extérieur. Quant au fond vert, il délimite l’ensemble de l’agglomération et symbolise la partie « campagne » de Lanester. Bibliographie
Images et mémoires de Lanester André et Lucette Leclère. Edition à compte d’auteur, Lanester, 1999.
Lanester, histoire d’une ville Yann Lukas. Editions Palantines, Quimper, 1999
Identités ouvrières : histoire sociale d’un fief ouvrier en Bretagne 1909-1990 Jean-Noël Retière. Editions L’Harmattan, Paris, 1995.
Lanester, histoire d’une Libération Mairie de Lanester. Atelier d’Impression Lorientais, Lanester, 1995.
Lanester au fil de notre histoire Léone Beaumes. Bretagne Graphique Imprimerie, 1985.
Au bourg de la joie, la fille du Boulanger Gwen Sterlann. Liv’éditions, Le Faouët 2002.
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